Nuit agitée dans le quartier de la Fontaine-d'Ouche

 
Nuit agitée dans le quartier de la Fontaine-d'Ouche
Interpellations en série après les affrontements


Une vague d'interpellations a suivi les graves échauffourées qui ont agité le quartier de la Fontaine-d'Ouche dans la soirée de mardi. L'enquête se poursuit, alors que la police reste vigilante.

Huit personnes ont été interpellées mardi soir et hier matin, après les affrontements sérieux qui se sont déroulés dans le quartier de la Fontaine d'Ouche, à proximité du centre commercial (voir notre édition d'hier), lundi et mardi.
Le conflit est parti du refus d'un vigile d'origine africaine de laisser entrer en boîte de nuit un jeune d'origine maghrébine le week-end dernier à Dijon. Lundi après-midi, une première bagarre entre les communautés africaine et nord-africaine du quartier avait conduit à l'agression du portier de la discothèque. Mardi soir, vers 18 h 30, une rixe avait été évitée de justesse par les forces de l'ordre, mais les deux bandes rivales s'étaient retrouvées vers 21 heures, s'affrontant violemment jusque vers 23 heures. Parallèlement, un feu de véhicule s'était déclaré rue des Pétignys à Chenôve, suivi quelques minutes plus tard par les incendies de cinq voitures et d'une moto rue des Tamaris. Les sinistres avaient été circonscrits en moins d'une heure par la vingtaine de pompiers envoyés sur place. Les enquêteurs relient ces incidents à ceux de Fontaine d'Ouche, y voyant une diversion qui a finalement clos cette soirée agitée.
Armes et projectiles

Suivant de très près le déroulement des événements, une première interpellation s'était déroulée vers 18 h 45 mardi. Elle concernait un jeune du quartier de 23 ans, trouvé en possession d'une arme tirant des projectiles en caoutchouc. Une quinzaine de minutes plus tard, un autre individu, de 24 ans, a été intercepté en possession d'un couteau de cuisine avec une lame de 30 cm.
Dans le cours de la nuit, ont été successivement interpellés, un émeutier de 23 ans qui jetait des projectiles sur les forces de l'ordre, puis les deux agresseurs du vigile, âgés de 20 et 21 ans, tous deux très connus des services de police. Le plus vieux a d'ailleurs donné du fil à retordre aux équipes, entre outrage, rébellion et insultes raciales.
Le portier de la discothèque agressé le lundi, âgé de 46 ans, a également été placé en garde à vue, tout comme son frère (44 ans), car tous deux ont participé aux échauffourées de mardi soir. Enfin, en milieu de matinée mardi, un homme de 21 ans a été interpellé pour des violences volontaires en réunion avec arme.
A l'heure où nous rédigions ces lignes, les identifications se poursuivaient, en vue d'éventuelles autres interpellations.
Reste que dans le quartier, la consternation régnait parmi la population. Un riverain se désolait que de nombreux véhicules aient été endommagés, voire détruits par les émeutiers. « Ici, les gens ne sont pas riches. Sans voiture, qu'est-ce qu'ils vont faire ? ». L'écrasante majorité des habitants du secteur attend désormais que les responsables des troubles soient arrêtés et livrés à la justice.
Roselyne CHAPEAU
 
 

Voir aussi:
- La rétention.
- Exemple de mission de détective privé
- Quater
- Spray et menottes par les agents de sécurité des transports en commun (stib, sncb)
- Agent de sécurité opérateur SCT 1